Ta voix me manque, ta présence s'efface et ça fait très mal. Je suis encore sous ton charme, je n'arrive pas à passer à autre chose. Tu as dans tes mains mon c½ur qui saigne. Je sais que tu ne me veux plus, je sais que tu ne reviendra pas me chercher, ni ne 'retombera' amoureux de moi. Je sais qu'entre nous il n'y aura jamais plus que de l'amitié, si cela en est. Malgré tout ça, je ne peux pas laisser partir ce rêve, ce rêve de revenir avec toi. Tu n'aurais pas dû me torturer doucement. Je suis complètement perdue, je n'arrive plus à respirer, mais pourtant je me sens pas si mal. Je me sentais assez bien pour toi, pour qu'il y est un 'nous', mais tu m'as fait comprendre le contraire. Tu as finis d'achever mon image, qui part en décadence. Je n'aurais pas dû te laisser me conquérir complètement. Je m'implique trop dans mes relations amoureuses. Je les vis à 100%, sans retenues, c'est tout ou rien. Je n'arrive pas à me donner qu'à moitié, j'aime à en mourir. Je ne sais pas mettre cette protection, ce recul qui faut avoir pour affronter une 'probable' rupture. Quand je suis avec quelqu'un, il m'est difficile de penser à l'avance que je pourrais le quitter. Ca va à l'encontre de mes pensées, de ma morale. Comment peut-on envisager une relation, en pensant dès le début à la séparation... C'est sans doute moi qui est tord, peut-être faut-il se blinder et se faire une raison dès le départ. Parce qu'au final, c'est moi qui souffre le plus. J'ai la sensation d'avoir le c½ur explosé, parce que tu avais pris une place bien grande. J'aimerai que quelqu'un me ramène dans la vie réelle, parce qu'avec toi, j'étais dans un conte de fée. Ma ramener dans la réalité, car je ne peux m'accrocher à rien d'autre qui soit assez bien que cela. Je ne t'en veux pas, je te pardonne, de me faire tant souffrir. Je ne veux pas t'oublier, comme toi tu dois certainement vouloir le faire. Tu as été quelqu'un de bien, tu restera quelqu'un de bien pour ma vie, et mon évolution en tant que femme. Tu as été un véritable médicament, pour ne pas dire une drogue. Je vais avoir besoin d'un sevrage, il sera un autre homme ou il sera le Temps. Pour l'instant, je veux rester amoureuse de mon chagrin, je ne veux pas ne plus t'aimer. Pourtant, je ne peux pas m'en tenir qu'à toi. Je ne fais plus partie de ta vie, et il faudra bien que tu ne fasses plus partie de la mienne, du moins pas comme pendant ces 10 mois. Je ne pourrai pas me libérer, tant que dans ma tête je ne t'aurai pas laisser partir. Avant j'étais dans tes bras, maintenant, je tiens juste à ce que tu me 'tiennes' la main, afin que dans quelques temps, je te la lâche, pour partir au loin. Il faut que je noie ma volonté de t'appartenir. Tu laisses un vide si froid en moi, toi l'homme si chaleureux et positif. Je me doute qu'à la fin de tout ça je devrais tomber. Mais comme je l'ai juré à Mélanie, même si on me stipendie, je me relèverai. J'ai peur de fermer mon c½ur aux autres (hommes), car ici dans le noir, dans la solitude, je me reconnais bien. Je crois que mes rêves en matière d'amour sont sacrés. Et qu'un homme tout aussi bien que toi le comprendra. Et prendra soin de moi, bien plus que tu ne l'as jamais fait. Un homme qui aura une conception de l'amour proche de la mienne. Un homme prêt à assumer son choix de m'avoir dans sa vie. Tout ce pour quoi je vis, tout ce pour quoi je meurs, c'est d'avoir une vie stable et heureuse, avec des gens que j'aime ou que j'apprécie. J'ai un métier dans deux ans, ma famille pour la vie, des amis d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Il me faut trouver l'amour, le vrai. Il me faut trouver ce pourquoi l'homme est heureux. On peut avoir l'argent et la santé, si on n'a pas l'amour, on n'est rien...juste des coquilles vides. Des âmes errantes à la quête d'un faux idéal. Vivre, vieillir seule me terrorise. Il est 22h51, je sens la nuit, elle me sépare de la vie, quand je dors, je t'oublie. La nuit me comprend, la nuit m'apaise. Elle anesthésie mes rêves de bonheur avec toi. Après tout ce que j'ai vécu, tout ce que nous avons traversé de bien et de mal ensemble, tous les mots que tu trouvais difficilement pour me faire aller mieux. Il faut que je me dise que je dois me séparer de mes démons intérieurs moi-même. Mes fantômes me rattrapent depuis que tu as ouvert la porte de mon c½ur. Mes rêves deviennent plus sombres et moins réalisables. Mes yeux sont fatigués et cherchent du réconfort. Je n'arrive plus à me regarder, je suis vidée de moi-même. Tout le monde me dit que ce vide va se remplir avec le temps. Que ce dernier efface et remplit tout. Mais sans toi, tout ce qu'il y avait en moi, je ne le retrouve plus, tout a disparu. Je suis dans un cercle infernal où tu n'es plus là, mais où tu es encore vivant. Il faut que j'apprenne à exister par moi-même, et ne pas exister par les autres. Je me sens si seule, malgré que je sois si bien entourée, trop bien entourée. Je ne comprends pas cela. Mais aujourd'hui, je ne sais plus ce qui compte, ni qui je suis, ni ce que je dois faire. On appelle ça un chagrin d'amour. Moi j'appelle ça du sabotage. Tu m'as voulu, tu m'as eu, et tu m'as jeté... Alors qu'au départ, je ne suis pas venue te chercher. C'est comme si tu n'avais pas assumé le fait d'entretenir une relation durable. Au début tu as voulu, tu as pu, à la fin tu t'es perdu et tu m'as anéanti. A présent, je me dissous lentement, au sens strict comme au sens figuré, j'ai perdu 3kg en 1 semaine, je ne me supporte plus. Je veux changer mon image. Nouveau look, nouvel appartement, nouvelle vie, et j'espère : nouvel homme. Le week end dernier, tu es parti avec mon envie de me battre, ma motivation. J'ai eu la pensée horrible d'abandonner mes études. Mais je m'accroche à ce métier avec un esse, parce qu'il m'a sauvé bien des fois. Je traverse la nuit depuis plus d'une semaine. Mes parents, mes ami(e)s sont des lumières qui m'aident à retrouver quelque chose d'assez fort en moi, pour tout recommencer à zéro. Même si mon corps ne veut plus exister, ma tête persiste à être. Etre une professionnelle, être une fille, une s½ur, une amie, une petite fille, une nièce, une cousine. Avec la conviction profonde qu'un jour je serais une femme et une mère. Parfois je pense que nos rêves n'étaient que des mensonges. Dis-moi que ce n'est pas vrai, dis-moi seulement qu'ils n'étaient pas réalisables entre nous. J'espère faire partie de ta boite souvenir, où même en étant avec moi, tu n'as jamais chassé Hélène. Peut-être que c'était un signe. Un signe qui aurait dû me dire : 'tu n'es pas la dernière pour lui'. En amour, on ne prévoit rien, c'est qu'avec le recul qu'on se rend compte de certaines choses, mais dans ces cas là, il est déjà trop tard. Tu m'as fait vivre 10 mois de bonheur, ma reconstruction sera longue, mais je m'en remettrais non sans séquelles. Qui sait ce que tu as fait de moi ? Peut-être qu'à présent, je deviendrais plus méfiante, moins présente... L'avenir me le dira.
Pour les gens qui me voient descendre aux enfers :
J'en sortirai qu'avec des plumes brûlées.
Pix : Me


